La Légende de la mort Anatole Lebraz

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Dona
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La Légende de la mort Anatole Lebraz

Message par Dona » 14 février 2016, 21:44

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Anatole Le Braz, né Anatole Jean François Marie Lebras, mort en 1926 est un professeur de lettres, écrivain et folkloriste français de langue bretonne, mais n'ayant publié qu'en français, alors qu'il maîtrisait le breton dans lequel il a écrit des poésies restées presqu' entièrement inédites. Il prend une part très importante dans le mouvement régionaliste en Bretagne à la fin du XIXe siècle.

La légende de la Mort est un des grands classiques de la littérature bretonne contemporaine. Malgré son titre, ce n'est pas un recueil de légendes et de contes, mais la somme d'une multitude de témoignages, de confidences et de récits recueillis en breton par Anatole Le Braz (1859-1926). Ce livre est le fruit d'un long collectage auprès de la population rurale de Basse Bretagne. A l'époque brittophone dans sa quasi-totalité.La plupart de ces légendes lui ont donc été contées en breton- L'imaginaire collectif des Bretons se retrouve dans cette Légende de la Mort, oit nul n'est effrayé par l'ombre de l'Ankou (représentation personnifiée de la mort) ou bien le peuple des Anaon (Antes défuntes) et pour qui les kannerezed-noz (lavandières de la nuit) ont gardé leur pouvoir enchanteur. Ces récits fantastiques et populaires sont un fidèle miroir de la sensibilité des Bretons qui, comme les Celtes d'Outre-Manche et même les Anglo-Saxons sont portés sur les légendes et phénomènes paranormaux les intersignes, l'Ankou, moyen d'appeler la mort sur quelqu'un, les noyés, les villes englouties. les assassines et les pendus, l'Anaon, les revenants, l'enfer, le paradis...
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Oui, " La Légende de la mort" c'est vraiment très effrayant à lire §

En fait, il y a un tel degré d'adhésion avec le réel, puisqu'il s'agit d'un corpus oral, transmis de génération en génération qu'il est difficile de ne pas avoir peur, même en n'y croyant pas car ces récits sont rapportés du point de vue des témoins. Ce sont de plus des "textes" vernaculaires, comportant des détails et des références locales propres à la région ou parfois même réduit à une seule communauté villageoise, mais le principe du témoignage renforce l'effet de réalisme.

Ce qui accentue également la véracité de ces témoignages, c'est une narration très simple et une forme de mise en suspense assez impressionnante parfois, de la même manière qu'on peut raconter oralement quelque chose qui fait très peur.

Sincèrement, en lisant les "intersignes", la partie la plus brève du recueil, ces signes donc qui révèlent l'heure de votre mort, j'ai vraiment frissonné. En même temps, cela reprend toutes les peurs du domaine "paranormal".
Ce qui est intéressant, également, c'est de voir dans La Légende de la mort, un inventaire de l'animisme breton, une sorte de surréalisme donc, une autre dimension de l'existence qui semble à deux pas de la vie réelle...

A ne pas lire un soir de pleine lune, seul(e) dans une maison déserte quand sonne minuit... On aura l'impression d'entendre la charrette d'El Ankou...Et ça... c'est pour venir nous chercher...

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